Association des Professeurs de Français en Haïti

État des lieux de l’enseignement du français

Date de soumission : 28/09/2015

1. L’ASSOCIATION DES PROFESSEURS DE FRANÇAIS
Oui
Tableau association
Nom de l’associationEffectifsAffiliation FIPF
APROFH (ASSOCIATION DES PROFESSEURS DE FRANÇAIS d’Haïti)1420Oui

Précisez la proportion d’enseignants membres de votre association par niveau d’enseignement * :

30%
65%
5%
1.2. L’association et son environnement institutionnel national et international
Oui
Deux à trois fois, l' APROFH est consultée par les autorités nationales pour sensibiliser les jeunes à lire, à s’intéresser aux choses de l’esprit, à participer à des ateliers de formation sur la didactique des langues, et dans d’autres circonstances.
1.3 Rapports internationaux
Oui
L’Ambassade de France accorde une subvention à l’APROFH depuis sa fondation et a financé dans le temps quelques voyages de formation. On travaille en partenariat avec l’OIF sur certains projets. L’AEQFLS, au Québec, est aussi notre partenaire.
Outre le français et le créole qui sont deux langues d'enseignement en Haïti, l'Etat haïtien adopte l'anglais et l'espagnol comme deux langues étrangères.
Oui, puisque ces langues sont enseignées dans toutes les écoles.
De France
L’Ambassade de France accorde une subvention à l’APROFH depuis sa fondation et a financé dans le temps quelques sessions de formation à l’étranger.
Oui
Chaque année, nous organisons de concert avec l’OIF des concours et des activités autour du thème de la francophonie: débats contradictoires, dictées, panneaux, nouvelles, etc.
non
2. L’ENSEIGNEMENT DES LANGUES ET DU FRANCAIS
LVE 1 (préciser)LVE 2 (préciser)LVE 3 (préciser)LVE 4 (préciser)Commentaires
Primairefrancaisanglais
secondairefrancaisanglaisespagnol
Supérieurfrancaisanglaisespagnolallemand
LVE 1 (préciser)LVE 2 (préciser)LVE 3 (préciser)LVE 4 (préciser)Commentaires
Primaire
secondaire
Supérieur
2.3. Effectifs des apprenants de français*
PréscolairePrimaire (école de base)Secondaire
Préscolaire < 8
Primaire < 10
Secondaire 6 au minimum
3. L’ENSEIGNEMENT EN FRANCAIS (le cas échéant)*
3.1. Effectifs des apprenants
3.1.1. Enseignement public
PréscolairePrimaire (école de base)Secondaire
100%100%100%
3.1.2. Enseignement privé
PréscolairePrimaire (école de base)Secondaire
100%100%100%
3.2. Si le français n’est pas la seule langue d’alphabétisation puis d’enseignement
Selon l’article 5 de la Constitution de 1987 en vigueur, « le créole et le français sont les langues officielles de la République d’Haïti» et l’article 29 du Décret du 30 mars 1982 portant sur l’utilisation des langues dans l’enseignement fondamental stipule : « le créole est la langue d’enseignement et langue enseignée tout au long de l’Ecole Fondamentale. Le français est langue enseignée tout au long de l’école fondamentale, et langue d’enseignement à partir de la 6ème année». Mais cette répartition n’est que théorique.
Dans les écoles cotées du pays, le créole est rarement utilisé comme medium. C’est plutôt le français qui détient une place privilégiée dans le système éducatif. les évaluations - y compris les examens officiels - qui jalonnent le parcours académique des apprenants se font en français et les manuels utilisés en classe sont également en français.
Le français est introduit dans les écoles au niveau préscolaire.
En préscolaire et en primaire plus de 10 heures sont consacrées à l'apprentissage formel du français(grammaire, orthographe, an
Autre langue 1 (préciser)Autre langue 2 (préciser)Autre langue 3 (préciser)Commentaires
Primairecréole
secondairecréole
Supérieurcréole
3.5. Établissements où l’enseignement se fait majoritairement en français
3.5.1. Établissements nationaux
DésignationCycles (niveaux)Nombre d’élèves
Écoles congréganistesTous les niveaux
Écoles françaises et Lycée FrançaisTous les niveaux
Nombre total d’apprenants
PréscolairePrimaireSecondaire
3.5.2. Cursus professionnels en français  (à extraire du total mentionné ci-dessus en précisant leur objet : hôtellerie, tourisme…)
Intitulé du certificatEffectif
3.5.3. S’il existe un enseignement de type « écoles bilingues »
3.5.3.1. Quel est l’effectif concerné par niveau ?
NiveauNombre d’heures/semaineEffectif
3.5.3.2 Quelles sont les DNL (disciplines non linguistiques) proposées en français ?
NiveauNombre d’heures/semaineEffectif
3.6. Établissements français
PrimaireSecondaireSupérieur
3.7. Autres établissements internationaux (en dehors des établissements homologués par la France)
DésignationStatut (public, privé, étranger)Nombre d’élèves
4. PROGRAMMES et CONTENUS
Oui
2004
4.3. Les objectifs des programmes vous paraissent-ils :
Non
Non
Non
peu
rarement
non
non
5. LES PROFESSEURS DE FRANÇAIS*
5.1. Nombre
PrimaireSecondaireSupérieur
Non
Oui
avocat, ingénieur, comptable, tailleur, couturière, etc.
Non
150, 200, 400, 800 euros, respectivement en presc, prim, sec et univ (en fonction du nombre d’heures fournies pour les cycles secondaire et universitaire)
5.5. La formation des professeurs
Aucune formation pour la majorité.
Lettres modernes, Linguistique, etc.
Sciences sociales, philosophie, droits ou autres disciplines, parfois fin d'études classiques uniquement.
Cela varie entre 12 à 24 mois voire plus.
Oui
Non
Oui
L’APROFH dispose de ressources humaines, de professeurs détenteurs de Master en FLE mais n’a pas les moyens pour financer des sessions de formation continue.
Didactique de langues, didactique du français, du créole, de l’oral, etc. (entre 40 à 60 participants par session)
Oui
Tableau départements francais
DésignationEffectifs année 1Année 2Année 3Année 4 et +
Faculté de Linguistique
Ecole Normale Supérieure
Institut Français d'Haïti
Non
Non
6. VALEURS VEHICULEES
Autres
Culturelle
Économique
Démocratique
7. MOTIVATION

Au terme de 13 années d’apprentissage du français (9 années du Fondamental et 4 du Secondaire) la majorité des apprenants ne maitrisent le français ni à l’oral ni à l’écrit. Pourtant, les évaluations - y compris les examens officiels - qui jalonnent le parcours académique des apprenants se font en français et les manuels utilisés en classe sont également en français.
La non-maîtrise linguistique entraîne des échecs scolaires répétés, des frustrations et une perte de confiance dans le système éducatif où le français occupe une place prépondérante en tant qu’à la fois medium et objet d’enseignement. C’est aussi un gâchis financier non seulement pour l’Etat qui dépense des sommes astronomiques pour organiser les 3 examens officiels annuels mais surtout pour les parents qui suent sang et eau pour payer la scolarité des enfants dont la majorité fréquente des écoles privées compte tenu de l’offre scolaire publique dérisoire. Sans parler de la formation des maitres et des problèmes qui en découlent : la non-maîtrise et le non-respect du contenu des programmes, l'approche pédagogique sclérosée et le manque de coordination entre le programme, les manuels et la formation des enseignants.
Voilà entre autres ce qui nous a motivé à mettre sur pied l’APROFH.
Les élèves et les étudiants sont motivés par la réussite aux cours et la promotion sociale que leur offre le français.
8. EVOLUTIONS PREVISIBLES POUR L’ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS
Le français est visiblement en perte de vitesse dans le pays parce qu’il n’existe aucune politique visant la diffusion de la langue à l’échelle du pays dit francophone alors que l’écrasante majorité de la population ne comprend et ne parle pas le français. La majorité de la minorité qui fréquente l’école n’arrive pas non plus à utiliser le français comme outil de communication tant orale qu’écrite. Cette perte de vitesse prévisible et actuelle se fait en faveur de l’anglais, un atout majeur dans la recherche d’emplois en Haïti.
9. EVOLUTIONS SOUHAITEES
Que le pays devienne réellement francophone autour d’un bilinguisme réel et assumé. Pour ce faire les autorités éducatives du pays doivent assumer leurs responsabilités en dotant les enseignants d’un statut, d’une formation adéquate (initiale et continue), d’un bon salaire et en mettant en place le matériel didactique et pédagogique adapté à la réalité haïtienne.
10. TEMOIGNAGES SUR LES CONDITIONS D’ENSEIGNEMENT